Harry Potter a failli ne jamais être publié en Corée du Sud!

Harry Potter a failli ne jamais être publié en Corée du Sud!

[ANECDOTE] 

Harry Potter a failli ne jamais être publié en Corée du Sud!

Vous vous en souvenez peut-être, le 9 octobre 1997, la maison d’édition française Gallimard sortait la première édition française de “Harry Potter à l’école des sorciers”. Ce livre a marqué la fin des années 90 et a donné le goût de la lecture à de nombreux petits occidentaux, à l’heure où les ordinateurs et internet commençaient à envahir nos foyers. 80 langues, 200 pays, plus de 200 millions d’exemplaires vendus: J.K. Rowling a été l’écrivaine la plus vendue au cours des 20 dernières années ! Mais certains pays ont craint ne jamais pouvoir lire la saga Harry Potter ! En effet, les petits sud-coréens, ont failli ne pas connaître les aventures palpitantes du petit sorcier. 

Ainsi, il y a plus de 20 ans, la maison d’édition Moonhaksuchup (문학수첩) – Litterature Handbook – n’était qu’une petite entreprise, et le marché de l’édition était difficile en raison de la crise financière asiatique qui a frappé les pays de l’Asie du Sud-Est, et particulièrement la Corée du Sud. Malgré cela, Kim Eun-kyung, à l’époque étudiante et travaillant à temps partiel dans la maison d’édition fondée par son père, Kim Jong-cheol, lui présente le projet “Harry Potter”. Tous les employés sont alors contre l’idée, car celle-ci ne connaît pas grand-chose au monde de l’édition, mais Harry Potter est un “hit” à l’étranger, et la jeune femme propose même d’y investir les fonds destinés à son mariage. Elle finit par convaincre son père. 

La maison d’édition s’appuie alors sur une édition pirate, copiant grossièrement l’originale, et laissant un grand nombre de fautes de frappe. Le titre était d’ailleurs “해리 포터 – Harry Potter”. Le succès est tel que même en imprimant nuit et jour, Moonhaksuchup ne pouvait suivre le rythme des commandes. 

Grâce à ce succès, la maison d’édition a finalement pu devenir le distributeur exclusif de la franchise “Harry Potter” en Corée du Sud. Le premier tome a bien entendu eu le droit à une édition officielle “해리 포터와 마법사의 돌 – Harry Potter and the Sorcerer’s Stone”, soit en francais “Harry Potter et la pierre du Sorcier”, qui est le titre choisi aussi par les États-Unis (les éditeurs américains pensaient que le terme “Philosophal”, se rapprochant de “Philosophe”, rebuterait les petits américains, d’où leur choix de “La pierre du Sorcier”). Les livres ont été traduits de façon sommaire pour répondre rapidement à la demande du public, et l’accent avait été mis sur le fait de faciliter les termes et les phrases pour les jeunes lecteurs. Mais pour les 20 ans de la sortie du 1er tome, la saga s’offre une nouvelle traduction (pour plus d’informations, retrouvez notre article « Harry Potter à l’École des sorciers » fête ses 20 ans en Corée du Sud ! ). 

En 2014, Moonhaksuchup perd son fondateur Kim Jong-cheol, qui succombe à une longue maladie, mais sa femme, Kang Bong-ja, et sa fille, Kim Eun-kyung, celle-là même qui a poussé à publier le premier tome de la saga, et qui a fait le succès de la maison d’édition, reprennent les rênes de l’entreprise familiale. Elles publieront également “La petite bibliothèque de Poudlard”, les scénarios des 2 films des “Animaux Fantastiques” , mais surtout les éditions illustrées par Jim Kay de la série Harry Potter.

Et vous ? Dans quelle langue étrangère aimeriez-vous lire Harry Potter ? 

Crédit : Maelle, Plumette de La Plume de Poudlard
Sources: News Chosun.com  http://bit.ly/351D3Tk et Skyedaily http://bit.ly/2PaZKz2


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